Deep in the Darkness

30 juin 2008

- The end -

"On emmène tout, où qu'on aille."



Au moment précis où j'ai frôlé la chute fatale,
au milieu d'une merde noire, une sorte de calme sans nom m'avait submergé.
Je me suis dit : peut-être qu'aujourd'hui je vais mourir...
Et tout s'est levé en moi, comme dans un très grand silence

Et il m'a suffi de ce silence pour que tout soit fait et dit
Pour que je sache ce qui avait compté, et ce qui compterait toujours dans ma vie
Ce qui passerait, et ce qui y resterait.


Une fois sorti d'affaire, j'ai regardé en silence l'abîme, dans l'air pur et froid,
- et toute la montagne, puissante et écrasante, qui se tenait devant moi.
J'ai fermé les yeux un instant,
puis j'ai remercié la montagne pour m'avoir enfin libéré de tout, et j'ai tiré un trait.

___________________________________


Je connais mon passé, et je sais que je le porterai toujours.
Ce n'est pas pour autant que je reste piégé en lui
Parler du passé n'est pas enfermant lorsqu'on le fait pour s'en distancier.

C'était entre autres pour cela que j'avais continué à tenir ce blog, après cet été, pour pouvoir m'y défouler et laisser tout ce qui n'en valait pas la peine derrière moi, afin de ne PAS le ressasser.
Mais d'autres ont voulu y voir la démarche inverse,
et s'en servir pour avoir barre sur moi par le biais de ce que j'écrivais.
Ce qu'ils pensent m'indiffère; mais qu'ils se croient autorisés à critiquer ma conduite sous prétexte qu'ils sauraient mieux que moi ce qu'il m'est bon de faire et de penser, qu'ils l'affirment, et persistent à vouloir me forcer la main sans daigner écouter ce que je leur réponds, cela, ça m'agace.

Voilà pourquoi je ferme ce blog aujourd'hui. Son temps était le passé; pour moi une nouvelle ère avait commencé, et il ne devait être que le dépositaire des scories qui y demeuraient.
Ce fut une erreur de les rendre accessibles à tous,
Car certains persistent à voir ces scories comme un aperçu de mon présent,
à les critiquer et à se les approprier en tant que telles.
Elles étaient du passé, ne sont que du passé, ne seront jamais plus que du passé,
un passé révolu, et n'appartiennent qu'à moi :
voici maintenant la situation rétablie, ma liberté et ma privauté recouvrées.


Passez votre chemin désormais, et au lieu de me demander des comptes,
demandez-vous plutôt où vous allez, vous-mêmes.



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17 juin 2008


"The real dream is to be able to dream."





Le reste - laissez tomber.

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04 juin 2008

Décision II

decision_by_daimonia



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03 juin 2008

Décision

decision_by_daimonia


A chaque fois que je me dis qu'il n'en vaut pas la peine,
A chaque fois que je voudrais reculer
A chaque fois que je voudrais fuir pour ne pas courir de risque -

Je me dis : Et si c'était moi ?
- Et je me rappelle ce qui s'est passé quand j'avais treize ans -
Toute cette solitude, toute cette souffrance et toute cette volonté de la cacher
Toute la dureté de cette carapace que je m'étais construite
Toute l'insolence, tout le mépris et toute l'arrogance qui m'habitaient
Pour mieux me dissimuler à moi-même le désir que j'avais d'être accepté,
apprécié pour moi-même, et d'être quelqu'un de bien, à mes yeux et ceux des autres.

Je me rappelle - et je me dis
Que même si j'aurais salement envoyé chier celui qui m'aurait obligé à voir ça en face,
je lui aurais finalement été reconnaissant pour l'éternité, aujourd'hui.
Mais il n'y a eu personne pour le faire, et c'est moi qui en ai pris plein la figure.
Et aujourd'hui, je me rends compte que personne ne mérite ce genre de chose.
Alors si je peux l'aider assez pour que cela ne lui arrive pas -
même si je dois en prendre plein la figure, ça en vaut la peine.


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02 juin 2008

Loyauté

Loyaut__2


I know where remains my loyalty...


- And I know what I have to do


I just need the strenght to achieve it.

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01 juin 2008

Echéances

Exhausted_by_GnarEdge



J'ai rendu mon dossier pile dans les temps.
Ne reste plus que le mémoire
Et cette autre chose qui s'approche, qui s'approche et qui s'approche
Dont je sais qu'elle va décider de plus de choses qu'on n'en peut dire
Et qui nécessite que je passe la barre - encore une fois.
Encore une fois.
Et au total, ce sera combien de fois, dans toute ma vie?

Parfois je voudrais seulement m'allonger par terre
et ne plus rien devoir prouver à qui que ce soit.

... Mais je sais que telle n'est pas la réalité, et que rien ne se fait tout seul.


J'aimerais juste être certain, parfois, que tout ira bien.
- Et c'est précisément dans ces "parfois" que s'éprouve le courage.



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Au bout de la nuit

Voyage_au_bout_de_la_nuit

"Tout qu'il emmenait (...) tout, qu'on n'en parle plus."


J'ai tout remis, tout laissé, tout abandonné - maintenant, qu'on n'en parle plus.
Mais reste toujours la réputation que les autres vous ont faite, et tous les préjugés qu'ils ont sur vous.
Et ce que j'en dis, c'est : qu'on n'en parle plus, pour qu'il n'y ait plus rien à dire.
Mais il y en a toujours d'autres pour ressasser le passé...

Il y en a un qui était parti, après s'être mis tout le monde à dos;
et le résultat, c'est que tous ou presque s'en sont donné à cœur joie pour le descendre, sitôt qu'il est parti, pour ressasser tous ses "coups de pute", tous ses défauts, toutes ses erreurs, tout ce qu'on voudra, pour en faire un salaud parfait.
Je crois qu'il ne l'ignorait pas lui-même, obscurément, et que c'est notamment pour cela qu'il a à tout prix voulu prendre une telle distance vis-à-vis d'eux,
pour refouler les conneries qu'il a faites, refouler le passé, et traiter par l'indifférence apparente leurs reproches et leurs médisances.

L'ennui vois-tu, c'est que du coup devant eux, devant nous, tu restes bloqué dans un passé idéalisé, dont tu n'as retenu que les moments où tout allait bien selon toi.
Port-Camargue, ses bons et ses mauvais moments, ses fous rires et ses engueulades datent de trois ans aujourd'hui, et chacun de nous a immensément évolué aujourd'hui par rapport à cette époque, si bien qu'en parler n'en vaut plus la peine.
Alors, au lieu de prétendre l'ignorer et en réalité de le ressasser au fond de toi,
va, laisse le passé où il est...
Mais pour cela, il te faut l'admettre tel qu'il est, et c'est là ce qui t'arrête.

Car la vérité, c'est que tu refuses de reconnaître ta responsabilité et la véritable teneur des actes que tu as commis.
Beaucoup sont blessants, et tu ne veux pas le voir, car l'admettre serait te reconnaître toi-même coupable et imparfait, reconnaître que tu dois te faire pardonner.
Pourtant, crois-moi - c'est véritablement le seul moyen de pouvoir obtenir leur pardon, et de se libérer soi-même du passé pour donner toute sa place au présent et au futur.
Je ne dis pas que c'est facile. Mais c'est de l'accomplir qui fait la grandeur de l'homme.


Et si jamais tu finis par le faire, cela te rendra plus grand que n'importe qui d'entre eux.
Parce que cela signifie :
admettre qu'il y a du vrai dans tous les immondices dont ils t'ont couvert,
mais, en le reconnaissant, et en tâchant de réparer ce que tu as fait, t'élever très haut au-dessus de leur rancune et de leurs préjugés sur toi,
de ce qu'ils ont fait de toi, et que tu réduiras à néant par la sincérité de ta démarche.
C'est alors que s'effacera l'image que tu avais laissée, et que tout s'ouvrira devant toi.



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29 mai 2008

Révélation

Thunder_and_fire_by_xXSidewinderXx


Elle ne s'adressait pas à moi, mais à son fils - qui refuse de la voir depuis des années
"Maintenant je suis une vieille dame, je vais bientôt mourir, et c'est dommage, car on aurait pu passer beaucoup de bons moments ensemble."

Et j'ai reçu une claque en pleine figure.

On mourra tous un jour, cela ce n'est pas neuf.
Mais on ne sait pas quand cela viendra : aujourd'hui, demain, dans dix ans, vingt ans ?
Dans cinquante ans, je serai peut-être une grand-mère fringante
Et je serai peut-être morte et enterrée depuis dix ans.

C'est pour cela qu'il faut se dire chaque jour :
si je devais mourir demain, qu'est-ce que je voudrais faire?
Et voilà l'immense absurdité de la chose...
Je sais pertinemment ce que je ferais, mais il m'est aujourd'hui interdit de le faire.

Et c'est pourquoi je m'adresse ici à l'homme qui a voulu m'effacer de sa vie
Et je lui prédis ce que je lui dirai dans dix ans, comme cette vieille dame très lucide :
"Dommage que tu te sois buté, que tu aies scellé ton masque au lieu de le tomber,
que tu aies fui au lieu d'accepter la vérité, que tu te sois dissimulé à toi-même,
car on aurait pu passer de bons moments ensemble."


Tu as choisi le refus, l'éloignement, la dissimulation : libre à toi.
Tu as choisi un masque qui n'est pas toi au détriment de ta propre vérité : libre à toi
Il est simplement dommage que tu n'aies pas eu la force de t'accepter tel que tu es,
d'abandonner enfin ce personnage de théâtre derrière lequel tu te caches toujours,
ce double-jeu et ce discours déviant qui te desservent, et d'assumer ton vrai visage,
car il ne t'aurait suffi que de cela pour acquérir une grandeur incommensurable .
- Parce que tu te serais enfin révélé dans toute ton humanité.


Ce n'est pas la maîtrise apparente de tout qui fait l'homme; c'est son humanité.
C'est la conscience et l'acceptation de ses faiblesses, pas la volonté de les masquer.
Car c'est du fond des faiblesses acceptées que naissent les plus grandes forces.


Paradoxalement, il t'aurait suffi de cela pour devenir l'homme le plus solide qui soit.

Posté par dualanakin à 15:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]